{"id":2039,"date":"2026-07-23T06:25:55","date_gmt":"2026-07-23T04:25:55","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lemuseedespompiers.re\/?p=2039"},"modified":"2026-07-23T06:25:56","modified_gmt":"2026-07-23T04:25:56","slug":"23-juillet-1992-le-crash-du-piper-au-piton-des-neiges","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lemuseedespompiers.re\/index.php\/2026\/07\/23\/23-juillet-1992-le-crash-du-piper-au-piton-des-neiges\/","title":{"rendered":"23 juillet 1992 : le crash du Piper au Piton des Neiges"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le 23 juillet 1992, en fin de matin\u00e9e, un Piper PA 28 de l\u2019a\u00e9roclub de Pierrefonds d\u00e9colle pour un survol de La R\u00e9union. \u00c0 son bord se trouvent quatre personnes : le pilote, Michel Altet, et trois passagers, Marl\u00e8ne Annonay, Hilaire Annonay et Marie-Andr\u00e9e Perrin.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019appareil s\u2019\u00e9crase pr\u00e8s du g\u00eete du Piton des Neiges, \u00e0 environ 500 m\u00e8tres de la Caverne Dufour. Il prend feu rapidement apr\u00e8s l\u2019impact. Les quatre occupants sont bless\u00e9s, parfois s\u00e9rieusement, mais aucun ne meurt dans l\u2019accident. D\u00e8s le lendemain, les journaux r\u00e9unionnais parlent d\u2019un miracle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce mot, largement utilis\u00e9 par la presse de l\u2019\u00e9poque, n\u2019est pas seulement une formule. Le site est isol\u00e9. L\u2019altitude est \u00e9lev\u00e9e. La m\u00e9t\u00e9o est mauvaise. Le brouillard g\u00eane l\u2019intervention des h\u00e9licopt\u00e8res. L\u2019avion br\u00fble. La v\u00e9g\u00e9tation autour de l\u2019\u00e9pave prend feu. Les victimes doivent \u00eatre \u00e9loign\u00e9es, prot\u00e9g\u00e9es du froid, puis prises en charge en attendant l\u2019arriv\u00e9e des secours.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les premiers gestes ne viennent pas imm\u00e9diatement des services constitu\u00e9s. Quatre jeunes du Tampon, en randonn\u00e9e vers le sommet, voient l\u2019avion voler tr\u00e8s bas, entendent le choc et rejoignent les lieux. Ils d\u00e9couvrent l\u2019appareil encore en flammes et les bless\u00e9s \u00e0 proximit\u00e9. Ils participent \u00e0 leur \u00e9loignement, les couvrent, les rassurent et tiennent avec eux jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e des secours.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le gardien du g\u00eete, Alain Dijoux, joue \u00e9galement un r\u00f4le essentiel. Il voit l\u2019avion en difficult\u00e9, entend l\u2019impact, aper\u00e7oit la fum\u00e9e noire, alerte les secours et rejoint le secteur du crash. \u00c0 cette \u00e9poque, pas de t\u00e9l\u00e9phone portable, pas de g\u00e9olocalisation imm\u00e9diate, pas de transmission num\u00e9rique. L\u2019alerte repose sur le t\u00e9l\u00e9phone du g\u00eete, sur la capacit\u00e9 \u00e0 d\u00e9crire le lieu, puis sur l\u2019engagement physique des sauveteurs.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les secours s\u2019organisent depuis Cilaos. Une premi\u00e8re colonne monte \u00e0 pied. La presse mentionne des gendarmes sp\u00e9cialis\u00e9s montagne, des sapeurs-pompiers de Cilaos, des m\u00e9decins, puis des renforts venus de Saint-Louis et de Saint-Pierre. L\u2019h\u00e9licopt\u00e8re tente d\u2019intervenir, mais le plafond est bas. Le brouillard emp\u00eache d\u2019abord les rotations. La montagne impose son rythme.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur place, les bless\u00e9s sont pris en charge. Deux victimes peuvent \u00eatre \u00e9vacu\u00e9es par h\u00e9licopt\u00e8re vers le centre hospitalier de Bellepierre. Les autres doivent rester au g\u00eete pour la nuit, sous surveillance m\u00e9dicale et avec des sauveteurs. La Caverne Dufour devient alors un poste de secours improvis\u00e9 : couvertures, perfusions, veille, froid, fatigue, attente.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019\u00e9v\u00e9nement rappelle plusieurs r\u00e9alit\u00e9s du secours \u00e0 La R\u00e9union.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u2019abord, le relief conditionne tout. Un accident qui, ailleurs, aurait pu \u00eatre trait\u00e9 rapidement par la route devient ici une op\u00e9ration de montagne. Les personnels doivent marcher plusieurs heures avec le mat\u00e9riel sur le dos. L\u2019oxyg\u00e8ne, les moyens de relevage, les couvertures et le mat\u00e9riel m\u00e9dical doivent \u00eatre port\u00e9s \u00e0 hauteur d\u2019homme.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ensuite, la m\u00e9t\u00e9o demeure un facteur op\u00e9rationnel majeur. M\u00eame quand les h\u00e9licopt\u00e8res sont disponibles, ils ne peuvent pas toujours passer. Ce jour-l\u00e0, la brume et le plafond bas obligent les secours \u00e0 combiner progression p\u00e9destre, attentes d\u2019\u00e9claircies et \u00e9vacuations partielles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Enfin, l\u2019intervention montre la force d\u2019une cha\u00eene humaine. Les premiers t\u00e9moins, le gardien du g\u00eete, les randonneurs, les sapeurs-pompiers, les gendarmes, les m\u00e9decins et les \u00e9quipages d\u2019h\u00e9licopt\u00e8re agissent successivement, parfois simultan\u00e9ment, sans qu\u2019un seul maillon puisse r\u00e9sumer l\u2019ensemble.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Trente-quatre ans plus tard, ce crash n\u2019est pas seulement un fait divers a\u00e9rien. Il appartient aussi \u00e0 l\u2019histoire du secours \u00e0 La R\u00e9union. Il raconte une \u00e9poque o\u00f9 les moyens \u00e9taient plus simples, o\u00f9 l\u2019engagement reposait davantage sur la rusticit\u00e9, la condition physique et l\u2019initiative locale. Il rappelle aussi que le secours commence souvent avant l\u2019arriv\u00e9e des v\u00e9hicules rouges : par l\u2019alerte, le sang-froid, la protection des victimes et la d\u00e9cision d\u2019agir.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le 23 juillet 1992, quatre personnes ont surv\u00e9cu \u00e0 un crash au Piton des Neiges. Leur survie tient \u00e0 plusieurs facteurs : l\u2019action du pilote, la chance, la configuration de l\u2019impact, mais aussi l\u2019intervention rapide des premiers t\u00e9moins et l\u2019engagement des secours dans des conditions difficiles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est cette m\u00e9moire que l\u2019association souhaite conserver.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 23 juillet 1992, en fin de matin\u00e9e, un Piper PA 28 de l\u2019a\u00e9roclub de Pierrefonds d\u00e9colle pour un survol de La R\u00e9union. \u00c0 son bord se trouvent quatre personnes [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1141,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_bbp_topic_count":0,"_bbp_reply_count":0,"_bbp_total_topic_count":0,"_bbp_total_reply_count":0,"_bbp_voice_count":0,"_bbp_anonymous_reply_count":0,"_bbp_topic_count_hidden":0,"_bbp_reply_count_hidden":0,"_bbp_forum_subforum_count":0,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"_price":"","_stock":"","_tribe_ticket_header":"","_tribe_default_ticket_provider":"","_tribe_ticket_capacity":"0","_ticket_start_date":"","_ticket_end_date":"","_tribe_ticket_show_description":"","_tribe_ticket_show_not_going":false,"_tribe_ticket_use_global_stock":"","_tribe_ticket_global_stock_level":"","_global_stock_mode":"","_global_stock_cap":"","_tribe_rsvp_for_event":"","_tribe_ticket_going_count":"","_tribe_ticket_not_going_count":"","_tribe_tickets_list":"[]","_tribe_ticket_has_attendee_info_fields":false,"footnotes":"","_tec_slr_enabled":"","_tec_slr_layout":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-2039","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-qui-sommes-nous"],"ticketed":false,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lemuseedespompiers.re\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2039","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lemuseedespompiers.re\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lemuseedespompiers.re\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lemuseedespompiers.re\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lemuseedespompiers.re\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2039"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.lemuseedespompiers.re\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2039\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2040,"href":"https:\/\/www.lemuseedespompiers.re\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2039\/revisions\/2040"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lemuseedespompiers.re\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1141"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lemuseedespompiers.re\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2039"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lemuseedespompiers.re\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2039"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lemuseedespompiers.re\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2039"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}