Le pélicandrome : la base terrestre des bombardiers d’eau

Un avion bombardier d’eau ne lutte pas seul contre un incendie. Après chaque largage, il doit rejoindre une installation capable de le recevoir et de recharger rapidement ses soutes. Cette installation est appelée pélicandrome.

Implanté sur un aérodrome, en l’occurrence à La Réunion l’aéroport de Pierrefonds, le pélicandrome constitue un point logistique spécialisé. Les personnels au sol préparent l’eau ou le produit retardant, sécurisent la zone, guident l’aéronef puis réalisent son réapprovisionnement selon une procédure adaptée à l’appareil.

La photographie montre l’une des étapes les moins connues de cette activité : le guidage de l’avion sur le tarmac. Les gestes de l’équipier permettent au pilote de rejoindre précisément son emplacement dans un environnement marqué par le bruit, le souffle des moteurs, la proximité des hélices et les déplacements de véhicules.

Le choix du produit dépend de la mission. L’eau agit principalement sur le feu et les matériaux en combustion. Le retardant est destiné à ralentir la progression de l’incendie en traitant une zone de végétation. Dans les deux cas, l’objectif est de raccourcir autant que possible le temps entre deux largages tout en maintenant une sécurité rigoureuse.

Les moyens aériens complètent l’action des équipes terrestres. Ils peuvent traiter rapidement une zone difficile d’accès ou ralentir un front de feu, mais les personnels au sol demeurent indispensables pour protéger les habitations, établir les lances et éteindre les foyers résiduels.

Le pélicandrome illustre ainsi une chaîne technique et humaine : détection du feu, analyse de sa progression, décision d’engagement, préparation de l’aéronef, largage puis action des moyens terrestres.

Lieu et date : à compléter — Crédit photographique : Charles Lebon – COMSDIS974.