La tenue de feu : protéger sans rendre invulnérable

Le 8 août 2018, les sapeurs-pompiers interviennent pour un feu d’habitation aux Avirons. La photographie montre l’un d’eux de dos, au plus près de l’intervention. Sa tenue constitue une protection indispensable contre la chaleur, les flammes, les projections et les chocs.
L’équipement porté lors d’un incendie de structure forme un ensemble. Il comprend notamment un casque, une cagoule de protection, une veste et un pantalon, des gants et des bottes. Lorsque les fumées ou l’atmosphère présentent un danger, il est complété par un appareil respiratoire isolant.
Les différentes couches du vêtement remplissent plusieurs fonctions. Elles limitent la transmission de la chaleur, résistent à certaines agressions mécaniques et contribuent à préserver le corps de l’humidité et des projections. Les bandes rétroréfléchissantes améliorent la visibilité du sapeur-pompier dans l’obscurité, la fumée ou sous les éclairages d’intervention.
Cette protection a cependant ses limites. La chaleur finit par traverser les matériaux. Le poids de l’équipement augmente la fatigue et l’effort favorise l’élévation de la température corporelle. Une tenue intacte ne remplace donc ni l’évaluation du risque, ni le respect des distances, ni la surveillance des signes annonçant une aggravation de l’incendie.
La silhouette photographiée rappelle ainsi une réalité essentielle : la tenue de feu permet de s’approcher du danger, mais elle ne transforme jamais le sapeur-pompier en être invulnérable.
Lieu : Les Avirons — Date : 8 août 2018 — Crédit photographique : Charles Lebon – COMSDIS974.