Le chien de recherche et son conducteur : un seul binôme opérationnel

Les équipes cynotechniques peuvent participer à la recherche de personnes disparues ou ensevelies. Leur capacité repose sur l’odorat très développé du chien, mais également sur le travail de son conducteur.

Dans un milieu effondré, une victime peut être invisible, silencieuse et inaccessible. Son odeur peut néanmoins circuler par des fissures ou des vides. Le chien explore alors la zone et recherche les indices olfactifs d’une présence humaine. Lorsqu’il détecte une odeur correspondant à ce qu’il a appris à rechercher, il adopte un comportement de signalement.

Le conducteur prépare et guide la recherche. Il observe le terrain, le vent, les déplacements du chien et ses changements d’attitude. Il doit distinguer un véritable signalement d’une réaction provoquée par la fatigue, une distraction ou une odeur parasite.

Le chien ne pénètre pas librement dans une zone dangereuse. Les risques d’effondrement, de coupure, de chute ou d’exposition à un produit toxique doivent d’abord être évalués. Les indications données par l’équipe cynotechnique orientent ensuite les reconnaissances et permettent aux sauveteurs de concentrer leurs recherches.

L’entraînement reproduit des situations variées : gravats, véhicules, bâtiments endommagés, végétation dense, bruit ou présence de plusieurs personnes. Il entretient les capacités physiques du chien, la qualité de son signalement et la compréhension mutuelle du binôme.

Les moyens technologiques complètent cette recherche sans la remplacer. Caméras, appareils d’écoute et drones peuvent inspecter certaines zones ; le chien conserve la faculté particulière de rechercher une présence humaine à partir de son odeur.

Nature de l’événement : entraînement — Crédit photographique : COMSDIS974.