4 décembre 1978 : présentation du premier appareil respiratoire isolant à Saint-Denis

Cette photographie a été prise le 4 décembre 1978, lors de la célébration de la Sainte-Barbe à Saint-Denis. Devant les membres du conseil municipal, des représentants des sapeurs-pompiers et de la préfecture, le premier appareil respiratoire isolant destiné aux sapeurs-pompiers de Saint-Denis fait l’objet d’une démonstration.

Le maire de Saint-Denis, Auguste Legros, assiste à cette présentation.

À la demande du sergent Gaston Fontaine, Jean-Yves Pontiac réalise la démonstration. Son passage par la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris lui a déjà permis de connaître ce type d’équipement et les contraintes liées à son utilisation.

Dans un incendie, les fumées peuvent être opaques, brûlantes, irritantes ou toxiques. L’appareil respiratoire isolant, couramment appelé ARI, permet au sapeur-pompier de respirer l’air comprimé contenu dans une bouteille sans utiliser l’air dangereux qui l’entoure. Le masque protège également le visage et isole les voies respiratoires de l’atmosphère extérieure.

L’emploi de l’ARI transforme les possibilités d’intervention dans les bâtiments enfumés. Il permet d’effectuer des reconnaissances, de rechercher des victimes et de combattre le feu dans des espaces où l’atmosphère n’est plus respirable. Son autonomie demeure néanmoins limitée et dépend notamment de l’effort fourni par le porteur.

Cette démonstration publique ne présente donc pas seulement un nouvel équipement. Elle marque l’introduction de nouvelles pratiques : entraînement au port de l’appareil, contrôle du matériel, surveillance de la réserve d’air et engagement coordonné des personnels.

Lieu : Saint-Denis — Date : 4 décembre 1978 — Témoignage : Jean-Yves Pontiac – Crédits : Alex Teng-Ah-Koun